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Relations toxiques

Violences conjugales : les reconnaître et trouver de l'aide

Violences physiques, psychologiques, économiques, sexuelles : toutes les formes de violence au sein du couple sont graves. Comment les reconnaître et vers qui se tourner.

Les violences au sein du couple touchent toutes les catégories sociales. Elles sont souvent cachées, par peur, par honte, par dépendance financière, pour « préserver la famille » ou les enfants. Pourtant, personne ne mérite d’être violenté·e, et il existe de l’aide.

Les différentes formes de violence

  • Physiques : coups, bousculades, gifles, étranglements, enfermement.
  • Psychologiques : insultes, humiliations, menaces, intimidation, chantage, isolement, contrôle.
  • Économiques : confiscation de l’argent ou du salaire, interdiction de travailler, contrôle total des dépenses.
  • Sexuelles : tout acte imposé sans consentement, y compris dans le mariage.

Les conséquences

Les violences ont des conséquences graves : blessures, mais aussi anxiété, dépression, troubles du sommeil, stress post-traumatique, perte d’estime de soi, idées suicidaires. Les enfants témoins de violences en sont aussi victimes : peurs, troubles du comportement, difficultés scolaires.

Ce que vous pouvez faire

En cas de danger immédiat

  • Appelez le 19 (police) ou le 15.
  • Mettez-vous à l’abri, avec vos enfants si possible, chez un proche ou dans un lieu sûr.

Pour être aidé·e

  • Parlez-en à une personne de confiance.
  • Consultez un médecin : il peut soigner, constater les blessures et délivrer un certificat médical, utile pour d’éventuelles démarches.
  • Appelez le 8350 (plateforme « Kolona Maak » de l’Union nationale des femmes du Maroc) : écoute et orientation 24h/24, 7j/7, avec une application gratuite du même nom.
  • Contactez les associations d’aide aux femmes et aux victimes de violences, ainsi que les cellules d’accueil des victimes de violences dans les tribunaux et les hôpitaux, qui peuvent écouter, orienter et accompagner.
  • Gardez des traces : certificats, photos, messages, témoignages.
  • Préparez un plan de sécurité : voir sortir d’une relation d’emprise.

Ce que dit la loi

Depuis 2018, la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes reconnaît les violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques, et prévoit des mesures de protection, comme l’interdiction pour l’agresseur d’approcher la victime. Des cellules de prise en charge des femmes victimes de violence existent dans les tribunaux, les hôpitaux et les services de police et de gendarmerie.

Pour l’entourage

Si vous soupçonnez qu’un proche subit des violences :

  • parlez-lui en privé, sans jugement : « Je m’inquiète pour toi. Je suis là si tu veux en parler » ;
  • croyez ce qu’il ou elle vous dit ;
  • ne le poussez pas à partir brutalement : respectez son rythme, sauf danger ;
  • aidez-le à trouver des ressources ;
  • en cas de danger immédiat, appelez le 19.

Pour les auteurs

Si vous êtes violent·e et voulez changer, il existe aussi des accompagnements. Reconnaître le problème et demander de l’aide est un premier pas.

Lire aussi : reconnaître une relation toxique et notre page Urgences.

Sources

  1. Hespress — Loi 103-13 sur les violences faites aux femmes, un an après
  2. TelQuel — #Kolonamaak : l'UNFM se mobilise pour les femmes victimes de violences
  3. UNFM — Centres d'écoute

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.