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Estime & confiance en soi

Syndrome de l'imposteur : quand on doute de mériter sa réussite

Diplômé·e, promu·e, félicité·e… et pourtant persuadé·e d'être un « fraudeur » qui va être démasqué. Comprendre le syndrome de l'imposteur et s'en libérer.

Vous venez de décrocher un poste, d’obtenir votre diplôme ou d’être félicité·e pour un projet. Mais au lieu de vous réjouir, une petite voix murmure : « C’était de la chance », « ils vont finir par découvrir que je ne suis pas à la hauteur ». C’est le syndrome de l’imposteur.

Les signes

  • Attribuer ses succès à la chance, au hasard, à l’aide des autres.
  • Minimiser ses compétences (« n’importe qui aurait pu le faire »).
  • Peur intense d’être « démasqué·e ».
  • Perfectionnisme : tout préparer à l’excès, travailler toujours plus pour ne laisser aucune faille.
  • Difficulté à accepter les compliments.
  • Comparaison permanente avec des collègues jugés « vraiment » compétents.

Qui est concerné ?

Ce n’est pas un trouble psychique, mais un mode de pensée très répandu. Il touche souvent :

  • les personnes consciencieuses et perfectionnistes ;
  • celles qui sont les premières de leur famille à faire des études supérieures ou à occuper un poste à responsabilités ;
  • celles qui évoluent dans un milieu où elles se sentent minoritaires ;
  • les personnes à qui l’on a beaucoup demandé de « faire leurs preuves ».

Pourquoi c’est un piège

Pour compenser, on travaille plus, on se prépare à l’excès. Quand le succès arrive, on l’attribue… à ce travail excessif, pas à ses compétences. Le cercle se renforce, avec un risque d’épuisement.

Comment s’en libérer

Le nommer

Savoir que ce sentiment a un nom, et que beaucoup de personnes brillantes le ressentent, est déjà un soulagement.

Revenir aux faits

Listez vos réussites, vos diplômes, les retours positifs reçus, les problèmes que vous avez résolus. Relisez-les quand le doute revient.

Accepter les compliments

Entraînez-vous à répondre simplement « merci », sans minimiser.

Viser le « suffisamment bien »

La perfection n’existe pas. Fixez-vous des standards élevés mais réalistes.

En parler

En confiant ce sentiment à un collègue ou un mentor de confiance, vous découvrirez souvent qu’il l’a ressenti aussi.

Voir l’erreur comme normale

Se tromper ne fait pas de vous un imposteur : cela fait de vous un humain qui apprend.

Quand demander de l’aide ?

Si ce sentiment génère une anxiété importante, un épuisement ou vous empêche d’avancer, un psychologue peut vous aider. Lire aussi : renforcer sa confiance en soi.

Sources

  1. NHS — Feelings and symptoms

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.