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Aidants familiaux

Aidant : comment trouver du relais et partager la charge

Répartir les tâches en famille, faire appel à une aide à domicile, à une association ou à un accueil de jour : les solutions pour souffler quand on s'occupe d'un proche.

Dans beaucoup de familles, un aidant « principal » finit par tout porter : souvent celle ou celui qui vit le plus près, qui n’est pas marié, ou simplement qui a dit oui en premier. Les autres membres de la famille aident parfois ponctuellement, ou pas du tout. Cette situation mène tout droit à l’épuisement. Trouver du relais n’est pas un abandon : c’est ce qui permet de tenir dans la durée.

Organiser l’aide en famille

Faire le point

Listez toutes les tâches : soins, repas, médicaments, rendez-vous, courses, démarches, présence la nuit, compagnie, finances. On sous-estime souvent tout ce que l’aidant principal fait.

Organiser une réunion de famille

Réunissez frères, sœurs, enfants, conjoints (en personne ou en visioconférence pour ceux qui vivent loin). Présentez la liste, et proposez une répartition.

Demander de façon concrète

Plutôt que « Il faudrait que vous m’aidiez plus », dites : « Peux-tu emmener maman chez le médecin le premier mardi de chaque mois ? » ou « Peux-tu prendre en charge les médicaments ? »

Impliquer ceux qui sont loin

Les membres de la famille à l’étranger ou dans une autre ville peuvent participer financièrement, gérer les démarches administratives, appeler régulièrement le proche, ou venir pendant leurs vacances pour permettre à l’aidant de partir.

Faire appel à un médiateur

Si les discussions sont tendues, un aîné respecté, un médecin ou un travailleur social peut aider à trouver un équilibre (désamorcer une dispute).

Les aides extérieures

L’aide à domicile

Une aide-soignante, une auxiliaire de vie ou une personne de confiance peut venir quelques heures par jour ou par semaine pour la toilette, les repas, la compagnie.

Les infirmiers à domicile

Pour les soins médicaux (injections, pansements), sur prescription.

Les associations

Des associations accompagnent les familles de personnes atteintes d’Alzheimer, d’autisme, de handicap, de maladies chroniques ou de troubles psychiques. Elles proposent information, groupes de parole, parfois accueil de jour. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou de l’hôpital.

Les structures d’accueil

Accueils de jour, centres pour personnes âgées ou handicapées, établissements spécialisés : ils restent peu nombreux, mais peuvent offrir du répit. Envisager un accueil n’est pas abandonner son proche.

S’accorder du répit

  • Une demi-journée par semaine rien qu’à vous.
  • Quelques jours de vacances par an, pendant qu’un autre membre de la famille prend le relais.
  • Des moments de plaisir : voir des amis, une activité, le hammam, une promenade.

Ces moments ne sont pas un luxe : ils vous permettent de recharger vos batteries pour continuer à aider.

Et si personne ne veut aider ?

C’est douloureux. Exprimez clairement vos limites. Parlez-en à un médecin ou un travailleur social qui pourra vous orienter. Et rappelez-vous que vous avez le droit de dire que vous ne pouvez pas tout faire seul·e (apprendre à dire non).

Lire aussi : concilier aide et vie personnelle.

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.