Santé mentale des adolescents : crise d'ado ou vrai mal-être ?
Sautes d'humeur, repli, conflits : comment distinguer les remous normaux de l'adolescence d'un mal-être qui nécessite de l'aide.
L’adolescence est une période de grands bouleversements : changements du corps, besoin d’autonomie, importance des amis, pression scolaire, découverte de soi. Les sautes d’humeur et les conflits avec les parents font partie du chemin. Mais selon l’OMS, environ un adolescent sur sept vit avec un trouble mental, et ces troubles restent souvent sans diagnostic ni traitement.
Ce qui est normal à l’adolescence
- Besoin d’intimité, de passer du temps seul·e ou avec ses amis.
- Remise en question des règles et de l’autorité parentale.
- Humeur changeante, irritabilité ponctuelle.
- Intérêt nouveau pour l’apparence, le regard des autres.
- Envie de nouvelles expériences.
Les signes qui doivent alerter
Ce sont l’intensité, la durée (plus de deux semaines) et l’impact qui comptent :
- tristesse ou irritabilité presque permanente ;
- repli total, abandon des amis et des activités aimées ;
- chute importante des résultats scolaires, absentéisme ;
- troubles du sommeil ou de l’appétit marqués, perte ou prise de poids ;
- anxiété qui empêche d’aller en cours ;
- automutilation, blessures cachées ;
- consommation de substances ;
- propos sur la mort ou le suicide.
En cas de propos suicidaires ou de danger, ne restez pas seuls : appelez le 15 ou le 141. Voir adolescent et idées noires.
Les facteurs de risque
L’OMS cite notamment la pression scolaire, le harcèlement (y compris en ligne), les violences, les difficultés familiales, la pauvreté, la stigmatisation, et l’usage problématique des écrans.
Comment aider son adolescent
- Rester disponible, même s’il semble vous repousser. Les moments informels (en voiture, en cuisinant) favorisent les confidences.
- Écouter sans juger ni minimiser.
- Valoriser ce qu’il est, pas seulement ses notes.
- Garder un cadre (sommeil, écrans), expliqué et discuté.
- S’intéresser à son monde : amis, musique, jeux, réseaux.
- Consulter si les signes persistent : médecin, pédopsychiatre, psychologue.
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Sources
Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.