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Deuil & perte

Traverser le deuil : ce qui est normal, et ce qui peut aider

Tristesse, colère, culpabilité, vide : après la perte d'un être cher, chacun vit son deuil à sa façon. Repères pour traverser cette épreuve, à son rythme.

Perdre un parent, un enfant, un conjoint, un ami : c’est l’une des épreuves les plus douloureuses de la vie. Au Maroc, les rites du deuil (la présence des proches, les visites, les repas, les prières, le troisième et le quarantième jour) entourent les familles et leur offrent un cadre précieux. Mais une fois que les visites s’espacent, la douleur, elle, reste souvent là.

Les émotions du deuil

Le deuil n’est pas une ligne droite. On peut ressentir, parfois le même jour :

  • une tristesse profonde, des pleurs ;
  • un choc, une impression d’irréalité ;
  • de la colère : contre la situation, les médecins, Dieu, la personne disparue, soi-même ;
  • de la culpabilité : « J’aurais dû… » ;
  • un vide, une grande solitude ;
  • du soulagement, parfois, après une longue maladie, suivi de culpabilité.

Le corps aussi réagit : fatigue, troubles du sommeil et de l’appétit, difficultés de concentration. Tout cela est normal.

Il n’y a pas de bonne façon de faire son deuil

Certains ont besoin de parler, d’autres de silence. Certains pleurent beaucoup, d’autres non. Le deuil n’a pas de durée fixe : les émotions s’adoucissent généralement avec le temps, mais reviennent par vagues lors des dates importantes (anniversaires, Aïd, Ramadan).

Ce qui peut aider

Le NHS rappelle qu’il est important de ne pas rester seul·e et de ne pas chercher à soulager sa peine avec l’alcool, le tabac ou d’autres substances. D’autres pistes :

  • Parler de la personne disparue, de ses souvenirs, avec des proches.
  • Accepter ses émotions sans se juger.
  • Prendre soin de son corps : manger, dormir, marcher un peu.
  • Garder une routine, même minimale.
  • Trouver des gestes de mémoire : prières, aumône en son nom, album photo, lettre, visite au cimetière.
  • Reporter les grandes décisions (déménagement, vente) si possible.
  • Se faire aider pour les démarches administratives.

Quand consulter ?

Selon le NHS, il est utile de demander de l’aide quand le chagrin reste très intense longtemps et empêche de vivre : impossibilité d’accepter la mort, envie de rejoindre la personne disparue, isolement total, incapacité à reprendre ses activités. On parle alors de deuil prolongé, qui peut être accompagné par un psychologue ou un médecin.

Si vous avez des pensées suicidaires, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d’urgence.

Lire aussi : aider un enfant face au deuil et soutenir une personne endeuillée.

Sources

  1. NHS — Get help with grief after bereavement or loss

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.