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TOC

TOC chez l'enfant et l'adolescent : repérer et accompagner

Rituels du coucher interminables, besoin que tout soit parfait, questions répétées : quand un enfant souffre de TOC, les parents peuvent l'aider à s'en libérer.

Beaucoup d’enfants ont de petits rituels : le doudou à une place précise, une histoire avant de dormir. C’est normal et rassurant. Mais chez certains, les rituels deviennent envahissants et angoissants : c’est peut-être un trouble obsessionnel compulsif.

Les signes qui peuvent alerter

  • Lavages des mains très fréquents ou très longs, peau abîmée.
  • Rituels du coucher qui durent longtemps et doivent être recommencés s’ils sont interrompus.
  • Besoin que les objets soient parfaitement alignés, crise si on les déplace.
  • Devoirs recommencés plusieurs fois parce que « ce n’est pas parfait ».
  • Questions répétées pour être rassuré·e (« Tu es sûre qu’il ne va rien arriver ? »).
  • Peurs de faire du mal ou qu’un malheur arrive aux proches.
  • Retards répétés à cause des rituels.

Les enfants et adolescents ont souvent honte de leurs pensées et cachent leurs rituels. Les signes visibles ne sont parfois que la partie émergée.

Comment en parler avec l’enfant

Choisissez un moment calme, sans reproche : « J’ai remarqué que tu te laves souvent les mains et que ça a l’air de t’inquiéter. Tu veux m’expliquer ce qui se passe dans ta tête ? » Rassurez-le : ce n’est pas de sa faute, beaucoup d’enfants vivent la même chose, et ça se soigne.

Le piège de l’accommodation

Pour apaiser leur enfant, les parents en viennent souvent à participer aux rituels, à répondre sans cesse aux mêmes questions, à réorganiser la maison. C’est compréhensible, mais cela renforce le TOC. Le thérapeute aidera la famille à réduire progressivement ces accommodations, avec douceur.

Le traitement

La thérapie cognitivo-comportementale adaptée à l’âge de l’enfant, avec exposition progressive et implication des parents, est le traitement de référence. On aide souvent l’enfant à voir le TOC comme un « petit monstre » extérieur à lui, qu’il apprend à ne plus écouter. Dans certains cas, un médicament peut être proposé par un pédopsychiatre.

Quand consulter ?

Dès que les rituels prennent du temps, causent de la détresse ou gênent la vie scolaire, familiale ou sociale. Un pédiatre, un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants pourra évaluer la situation.

Lire aussi : comprendre le TOC et notre dossier Parentalité.

Sources

  1. NHS — Obsessive compulsive disorder (OCD) : overview
  2. OMS — Santé mentale des adolescentes et des adolescents

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.