Maladie d'Alzheimer : les premiers signes à ne pas confondre avec l'âge
Oublier ses clés n'est pas inquiétant. Oublier des événements récents, se perdre dans un lieu familier, l'est davantage. Les signes qui doivent amener à consulter.
« Elle perd un peu la tête, c’est l’âge. » Cette phrase, on l’entend souvent dans les familles. Pourtant, selon l’Organisation mondiale de la Santé, la démence n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement. C’est une maladie, dont la forme la plus fréquente est la maladie d’Alzheimer.
Oubli normal ou signe d’alerte ?
| Normal avec l’âge | Peut évoquer une maladie |
|---|---|
| Oublier un nom puis s’en souvenir plus tard | Oublier des événements récents importants, et ne pas s’en souvenir |
| Chercher ses lunettes | Ranger des objets à des endroits incongrus (clés dans le réfrigérateur) |
| Avoir besoin d’un peu plus de temps pour faire ses comptes | Ne plus savoir gérer son argent ou ses papiers |
| Chercher un mot de temps en temps | Avoir souvent du mal à trouver ses mots, perdre le fil des conversations |
| Se tromper de jour puis se corriger | Se perdre dans un quartier familier, ne plus savoir quel mois on est |
Les autres signes possibles
- Répéter plusieurs fois la même question.
- Difficulté à réaliser des tâches habituelles (préparer un plat connu, utiliser le téléphone).
- Changements d’humeur ou de personnalité : méfiance, irritabilité, apathie.
- Retrait des activités sociales.
- Jugement altéré (dépenses, tenue vestimentaire inadaptée).
Pourquoi consulter tôt ?
- Certaines causes de troubles de la mémoire se traitent (carence en vitamine, problème de thyroïde, dépression, effets de médicaments).
- Un diagnostic permet d’organiser l’aide, d’adapter le logement, de prendre des décisions pendant que la personne peut encore y participer.
- Des traitements et accompagnements peuvent aider à préserver l’autonomie plus longtemps.
Parlez-en au médecin traitant, qui pourra orienter vers un neurologue, un gériatre ou une consultation mémoire.
Peut-on réduire le risque ?
L’OMS cite plusieurs facteurs de risque modifiables : l’inactivité physique, le tabac, l’alcool, l’hypertension, le diabète, l’isolement social. Bouger, rester actif intellectuellement et socialement, surveiller sa tension et ne pas fumer sont bons pour le cerveau.
Lire aussi : accompagner un parent atteint d’Alzheimer et entretenir sa mémoire.
Sources
Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.