Premiers signes d'une psychose chez un jeune : savoir réagir tôt
Repli, méfiance inhabituelle, propos étranges, chute des résultats : repérer tôt les premiers signes d'une psychose change beaucoup l'évolution.
Votre fils ou votre fille, d’habitude sociable, s’enferme dans sa chambre. Ses résultats chutent, il dort le jour et veille la nuit, tient des propos inquiétants ou semble méfiant envers tout le monde. Il peut s’agir d’une crise d’adolescence… ou des premiers signes d’une psychose. Dans le doute, mieux vaut consulter tôt.
Qu’est-ce qu’une psychose ?
Le NHS définit la psychose comme un état dans lequel la personne perd en partie le contact avec la réalité. Elle peut entendre ou voir des choses qui n’existent pas (hallucinations) ou avoir des croyances fausses et inébranlables (idées délirantes). La psychose peut avoir plusieurs causes : schizophrénie, trouble bipolaire, dépression sévère, consommation de drogues, certaines maladies physiques.
Les signes précoces
Avant un premier épisode franc, on observe souvent une période de changements discrets :
- repli sur soi, abandon des amis et des activités ;
- baisse des résultats scolaires ou professionnels ;
- troubles du sommeil importants ;
- méfiance inhabituelle, impression d’être observé·e ou que l’on parle de soi ;
- perceptions étranges : bruits, sensations, impression que les choses ont changé ;
- propos difficiles à suivre, idées bizarres ;
- négligence de l’hygiène ;
- anxiété ou irritabilité inhabituelles.
Un seul de ces signes n’est pas inquiétant. C’est leur accumulation et leur persistance qui doivent alerter.
Le rôle du cannabis
La consommation de cannabis, surtout à l’adolescence, augmente le risque de psychose chez les personnes vulnérables et peut la déclencher. C’est un point important à aborder avec le jeune, sans jugement.
Que faire ?
- En parler avec le jeune, calmement : « Je te trouve changé·e ces temps-ci, je m’inquiète pour toi. »
- Ne pas argumenter contre ses idées délirantes : cela crée de la méfiance. Concentrez-vous sur ce qu’il ressent (« ça doit être angoissant »).
- Consulter rapidement : médecin généraliste, psychiatre, pédopsychiatre. Les services de psychiatrie des hôpitaux publics peuvent aussi être sollicités.
- En cas d’urgence (mise en danger, comportement très désorganisé, idées suicidaires), appelez le 15 ou le 141.
Pourquoi agir tôt ?
Plus une psychose est traitée tôt, plus le rétablissement est rapide et durable. Attendre « que ça passe » ou chercher d’abord des explications surnaturelles fait souvent perdre un temps précieux.
Lire aussi : comprendre la schizophrénie.
Sources
Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.