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Motivation & habitudes

Procrastination : pourquoi on remet à demain, et comment s'y mettre

Ce n'est pas de la paresse : la procrastination est souvent une façon d'éviter une émotion désagréable. Comprendre ce mécanisme et passer à l'action.

Le dossier à rendre, les révisions, la déclaration à remplir, l’appel à passer… et pourtant, on range ses tiroirs, on fait défiler son téléphone, on prépare un thé de plus. La procrastination touche presque tout le monde, et elle n’a pas grand-chose à voir avec la paresse.

Pourquoi on procrastine

Des recherches en psychologie montrent que la procrastination est souvent une façon d’éviter une émotion désagréable liée à la tâche :

  • l’ennui (tâche répétitive) ;
  • l’anxiété ou la peur d’échouer ;
  • le perfectionnisme (« si je ne peux pas le faire parfaitement, je ne commence pas ») ;
  • le sentiment d’être dépassé·e par l’ampleur de la tâche ;
  • le manque de sens (« à quoi bon ? »).

En reportant, on se soulage sur le moment… mais le stress et la culpabilité augmentent ensuite.

8 stratégies pour s’y mettre

1. La plus petite étape possible

Ne vous dites pas « je vais réviser », mais « j’ouvre mon cahier à la page 12 ». Le plus dur est souvent de démarrer.

2. La règle des 5 minutes

« Je fais juste 5 minutes. » Souvent, une fois lancé·e, on continue.

3. Découper

Transformez « faire le dossier » en une liste d’étapes concrètes et courtes.

4. Supprimer les distractions

Téléphone dans une autre pièce, onglets fermés, notifications coupées.

5. Travailler par sessions minutées

25 minutes de travail, 5 minutes de pause. Le minuteur rend l’effort plus supportable.

6. Se fixer une échéance intermédiaire

Les grandes échéances lointaines n’aident pas. Fixez-vous des mini-échéances, idéalement annoncées à quelqu’un.

7. Se récompenser

Un thé, une marche, un épisode de série après une étape accomplie.

8. Être bienveillant·e avec soi

Se traiter de « nul·le » augmente l’anxiété… et donc la procrastination. Se pardonner d’avoir procrastiné aide à mieux s’y mettre ensuite.

Quand c’est plus qu’une habitude

Une procrastination massive peut être liée à un TDAH, à une dépression ou à une anxiété importante. Si elle a des conséquences graves (échec scolaire, problèmes professionnels), parlez-en à un professionnel.

Sources

  1. NHS — Self-help therapies

Avertissement : cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous êtes en détresse, appelez le 15 ou le 141, ou consultez nos ressources d'urgence.